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Une action efficace marque, d’une manière ou d’une autre.

Je sais (je suis convaincue!) que nous ne pouvons pas faire l’impasse sur qui nous sommes, intimement, et à la fois sur l’environnement dans lequel nous vivons, peu importe qu’on l’apprécie, le critique, le remette en question.

Agir seulement sur soi-même ou seulement sur son contexte est insuffisant à notre plein épanouissement et à la portée de ce que nous entreprenons ; c’est également infructueux sur les changements que nous souhaitons impulser autour de nous et dans le monde.

Je prône d’agir conjointement. Cela signifie d’une part que le « développement personnel » est limité et limitant (je reviendrai là-dessus dans un prochain billet), et d’autre part que les seules critiques de nos modèles sont vains, voire contre-productifs. Ce qui fait réellement bouger les lignes, ce qui change vraiment la donne, pour soi et autour de soi, c’est le tricotage entre ces deux dimensions : agir conjointement sur ‘qui je suis’ et sur ‘comment fonctionne notre environnement’ pour s’ajuster en continu (la 3ème dimension).

Ce processus triangulaire est à la fois stimulant, passionnant et bien plus efficace que de se concentrer sur un seul critère.

Il est devenu courant de parler d’approche systémique, de logique organique, mais dans les faits, dans les publications, dans les approches professionnelles, je reste encore trop souvent surprise (agacée) par l’étroitesse de la porte d’entrée. Pourquoi choisir le chas d’une aiguille lorsque nous avons une porte de hangar devant nous?

Et bien parce que beaucoup se sentent mieux (ou ont pris l’habitude de le croire) dans l’étroitesse de la stabilité. Le changement, c’est bien, mais pas trop vite, pas tout en même temps, il ne faudrait pas tout remettre à plat trop vite, ça serait trop déstabilisant.

Peu importe que nous soyons de nature plutôt optimiste ou pessimiste sur notre avenir individuel et celui de notre espèce, nous avons intérêt à voir large, à nous informer et à agir sur tous les fronts en même temps. Pourquoi ? Pour décupler l’impact de nos décisions et de nos actions, pour raser les anciennes logiques de pensée (celles qui sont aujourd’hui dépassées, voire contre productives), pour initier de nouvelles voies professionnelles, civiques, écologiques, mentales…

Un grand ‘ménage de printemps’ ne se fait pas en passant le balai autour des meubles !

C’est mon état d’esprit, ma vision et ce que j’essaie d’appliquer dans ma pratique professionnelle, à chaque mission, avec chaque client. Ce sont mes trois piliers :

L’exploration intérieure

C’est donc l’un des piliers de ma démarche. La connaissance de soi est fondamentale, elle regroupe la compréhension fine de qui nous sommes, en tant qu’animaux sociaux avant tout ; et nous avons tendance à l’oublier, à le minimiser, à nous surestimer. Reprendre les bases, les fondamentaux me paraît indispensable pour décoder nos réactions et nos comportements.

Mais nous sommes bien plus, outre l’universel en chacun de nous, l’exploration intérieure repose sur notre découverte et notre apprivoisement de nos particularités individuelles, de notre singularité, de nos ressources uniques, de ce qui nous fait nous, de notre identité.

Le second pilier est l’exploration de notre environnement. 

C’est à la fois les dynamiques universelles, historiques et les tendances actuelles (lire le Récit choisi de l’histoire humaine). Notre civilisation a aujourd’hui ceci de particulier que tout s’accélère et que les points de repères traditionnels changent, évoluent, se transforment. Cela déstabilise et effraie beaucoup d’individus. Certains parlent de crise, de chaos, je préfère partir du principe de faire avec ce qui est, de décrypter ce qui est en jeu, ce qui est activé, plutôt que d’attendre une éventuelle fin de crise (à laquelle je ne crois pas). Agir maintenant avec ce qui est, avec toutes les nouvelles opportunités.

Apprendre à voir autrement notre quotidien ; profiter de l’incertitude et de l’inconnu pour créer et développer à notre manière notre (nos) activité(s) et notre mode de vie, profiter du contexte pour inventer d’autres manières de faire (ou pas).

Et cela passe par une mise au point indispensable entre ce qui est réellement en train de changer, la lame de fond, et les soubresauts incessants qui nous chahutent au quotidien.

Combien sont noyés en portant toute leur attention sur les incidents continus ? (Je ne dis pas qu’ils ne sont pas importants et qu’ils ne méritent pas d’être traités ; je précise qu’ils doivent être considérés pour ce qu’ils sont, pas plus.) Distinguer les transitions des épiphénomènes, et savoir se positionner en fonction de l’un et de l’autre, est à mon sens le moyen le plus efficace de préserver son hygiène de vie.

Le troisième pilier est l’adéquation, l’ajustement.

Ce que j’appelle l’adaptation en continu, « mobilis in mobile », mobile dans l’élément mobile telle la devise du Nautilus, (merci Jules Verne). Etre en équilibre lorsque tout bouge autour de nous (et parfois en nous ), c’est une aisance qui se cultive et qui amène parfois la métamorphose, le changement de paradigme, le saut quantique (si je reprends le vocable à la mode). Faire que chacun trouve sa place et qu’il contribue à sa manière à la société.

L’équilibre de chacun est unique, son centre de gravité est unique, ce qui le déstabilise est unique, ce qui l’active est unique. Il me paraît donc impossible d’être réellement efficace pour sa propre trajectoire (idem pour les professionnels en accompagnement de personnes) sans prendre en compte le Nautilus ET les fonds marins en même temps.

Vous pouvez changer d’élément comme bon vous semble, la situation est la même dans les airs :

un avion ou un oiseau intègre les conditions climatiques au vol ; il s’ajuste, même s’il veut ensuite n’en faire qu’à sa tête.

Alors comment agir efficacement ? En apprenant à être à l’aise avec l’incertitude, l’inconnu, les déséquilibres, les changements, les transitions, que vous les choisissiez ou qu’elles s’imposent à vous, au fur et à mesure. C’est possible, stimulant et passionnant et tellement plus efficace que de rester coincé dans sa coquille à attendre que le temps passe.

Si cela résonne pour vous, contactez-moi et discutons-en.

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