Notre histoire dépend de notre focale du moment. Nous comprenons notre propre histoire et notre parcours en fonction de l’orientation que nous prenons au moment où nous considérons notre passé.

 

Notre propre rétrospective évolue et nous prenons conscience au fur et à mesure qu’il est parfois vain de tenter d’expliquer pourquoi et comment nous en sommes arrivés là, aujourd’hui. Parce que les raisons et les choix sont multiples. Et que tous nos discours se valent, en fin de compte.

 

Si je ne considère que ma vie d’adulte, avec toutes les évolutions professionnelles et personnelles vécues, choisies et imposées à la fois, tous les méandres, je ne peux honnêtement pas avoir de discours linéaire et unique sur mon cheminement et mes points de bascule. Je m’en suis d’autant plus rendu compte au fur et à mesure des conversations génériques, des entretiens d’embauche lorsque je cherchais un emploi salarié, des interviews et entretiens professionnels depuis que je suis à mon compte. A chaque transition, je me repose la question et l’on me repose la question du comment et du pourquoi. A chaque fois, j’ai de nouveaux arguments, et je me raconte une nouvelle histoire, vraie, honnête, cohérente, satisfaisante. Et puis, je me rappelle le fil rouge que j’ai pu donner auparavant, et me dis que ces fils rouges sont tout aussi corrects et justes. Il y a mille manières d’expliquer et de se raconter son cheminement.

 

Tout se passe comme s’il existait des milliers de lianes tombant de l’arbre. Toutes longent le tronc, toutes atteignent la canopée. Il n’en existe pas de plus appropriée, elles sont toutes sœurs.

 

Ce qui me semble plus intéressant est de m’interroger sur « en quoi ce que je mets en avant de moi maintenant me raconte le mieux maintenant ? »

 

Si j’essaie d’expliquer mon intention personnelle et professionnelle majeure, celle qui a guidé la totalité de mes décisions (et expliqué mes tentatives d’écarts parfois), si j’essaie d’expliquer le tronc de mon arbre, tout part d’un ressenti, d’une évidence, d’une intime conviction, puis d’un constat, année après année, depuis ma plus tendre enfance. Tout découle de ce ressenti que notre monde sonne faux, qu’il est étriqué, limité, aveugle, à l’étroit, comme amputé de ce qui donne vibration et coloration à l’existence. Notre monde d’abondance me montrait son vide de sacré, son manque de respect des lois de la nature, ses fausses cohérences jugulées par des discours, son évitement de vivre de l’intérieur, de ressentir intimement, sa rupture volontaire et son incapacité à se connecter aux différents règnes du vivant.

Chacune de mes (rares) tentatives pour vivre ainsi fut à la fois un échec, un vide et une insatisfaction profondes. Parce que je suis connectée aux lois de la nature, sensible et respectueuse du visible et de l’invisible, du matériel et de l’immatériel. Et que l’on ne peut pas vivre sainement sans en avoir pleinement conscience. Il ne s’agit que de ma conviction profonde et je ne cherche pas à l’imposer. Je constate simplement que nous sommes nombreux, l’air de rien, à éprouver ce type de ressenti, à être sur la même longueur d’onde.

 

Ce constat n’enlève rien au festin de l’existence, à toutes les opportunités quotidiennes de profiter et d’être heureux, de savourer les rencontres, les échanges, de bénéficier de privilèges, de se faire plaisir…

 

Mon cheminement montre des explorations (personnelles et recherches théoriques et de terrain) pour comprendre les choix de civilisation de notre monde et nos conditionnements, ceux d’autres cultures, qui ont fait des choix différents ; il montre des rencontres, des défis, des mises à l’épreuve face à des décisions saines et malsaines que j’ai du assumer, personnellement et professionnellement et les prolongements ou bifurcations radicales qui en découlent ; il montre aussi la discipline et l’hygiène quotidiennes d’une vie qui se veut simple, curieuse, mais aussi aventurière et festive, tout autant que sobre et responsable (avec parfois des écarts et des relâchements).

 

Ma mission est d’aider à créer et retrouver le sacré et la cohérence en chacun de nous.

 

Il existe mille manières de le faire.

J’adore les changements et je ne m’en prive pas. Et j’ai constaté que ce qui me stimule, que je provoque et que j’appréhende avec naturel et facilité est souvent envahissant, voire bloquant pour autrui. Le changement fait peur car il déstabilise et rompt la notion de sécurité en chacun de nous. Mes clients sont souvent freinés, ralentis ; ils se sentent envahis par l’ampleur de ce qu’ils vivent ou ont peur de prendre de « mauvaises décisions ». Mais le changement suit une mécanique bien rodée, une logique à elle. En apprenant son langage, en comprenant et décortiquant son fonctionnement, le changement devient allié, tremplin et une chance pour votre suite de parcours fluide ou votre changement de cap « évident ».

J’ai ainsi spécialisé ma pratique professionnelle autour de cette spécificité : je vous apprends à vous adapter et à rebondir face aux profondes transitions de vie que vous traversez, en intégrant les enseignements qui en découlent. Cela passe par de l’éclairage, du décryptage, de la transmission de connaissances, du balisage et du soutien lorsque vous changez de pays et/ou d’activité professionnelle (ou que vous y réfléchissez sérieusement). Je vous aide à réfléchir et à agir à votre manière en situation nouvelle. Je vous aide à trouver votre liane, celle qui compte vraiment, qui vous correspond maintenant pour vous rapprocher de votre canopée.

 

Si vous voulez en savoir plus, contactez-moi !

 

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